L’Équipe Terra Bolivia vous donnent toutes les astuces et infos pratiques pour préparer au mieux votre voyage en Bolivie !

Le visa n’est pas nécessaire pour les ressortissants de l’Union européenne, les Suisses et les Canadiens pour des séjours touristiques de moins de 90 jours en Bolivie.

Vous devez vous munir de votre passeport en cours de validité et dont la date d’expiration est postérieure à 6 mois après votre retour.

Attention ces conditions peuvent changer, n’hésitez pas à vous renseigner avant le départ auprès du consulat de Bolivie.

Consulat de Bolivie en France : 12 av. du Président Kennedy – 75016 Paris. Tel : 01 42 88 34 32.

Sur l’Altiplano, de mai à début octobre, c’est la saison sèche, la saison idéale pour voyager en Bolivie. Les meilleures périodes sont Mai-Juin ou Septembre-Octobre car il fait moins froid.

Pour vous donner un ordre d’idée :
Sucre et alentours : chaud la journée, avec un soleil très fort. Frais durant la nuit (altitudes moyennes de 2100 à 3500 m).
Salar d’Uyuni : ensoleillé la journée (15º-20º), froid la nuit (altitude : 3600 m).
Lac Titicaca : ensoleillé la journée (15º-20º), froid la nuit (altitude : 3815 m).

Les dates de départs sont prévues pendant la saison sèche en Bolivie et dans les Andes en général. Toutefois, cela n’exclut pas “el golpe del Sur”, le coup de vent du sud, qui vient de l’Antarctique, de la Terre de Feu et de la Patagonie. Pendant quelques jours, nous pouvons donc avoir du vent froid, de la neige ou de la pluie.

Durant votre séjour en Bolivie vous serez certainement amené(e) à passer quelques heures ou quelques jours en altitude (au-delà de 2.500 mètres). Ces informations vous sont destinées.

ORIGINE DU MAL AIGU DES MONTAGNES (MAM, ou mal de l’altitude)

En altitude, la pression atmosphérique diminue : il y a moins d’oxygène disponible pour l’organisme. La quantité d’oxygène disponible à 3000 mètres correspond aux deux tiers de celle disponible au niveau de la mer. A 5.000 mètres, elle est de moitié inférieure.

L’organisme réagit à ce manque d’oxygène (ou hypoxie) de deux façons:

  • Réaction immédiate

Accélération de la fréquence de ventilation et de la fréquence cardiaque, afin de capter davantage d’oxygène dans l’air et le transporter plus rapidement aux organes. Cette réaction est coûteuse pour l’organisme au plan énergétique, car elle fait travailler davantage les muscles respiratoires et le cœur.

  • Réaction progressive

La réaction immédiate est remplacée ou complétée par un mécanisme plus économique : l’augmentation du nombre de transporteurs d’oxygène, c’est à dire les globules rouges. Ils sont longs à fabriquer, il faut passer au moins une semaine en altitude pour voir augmenter leur nombre. La fréquence de ventilation et le rythme cardiaque pourront alors ralentir, sans toutefois revenir aux valeurs de base.

QUI EST AFFECTÉ ?

On considère que le mal de l’altitude (ou “sorojche” dans les Andes) affecte environ

  • 15% des gens à partir de 2.500 mètres
  • 60 % des gens à partir de 4.000 mètres
  • tout le monde en haute altitude (plus de 5.000 mètres)

A l’instar du mal de mer, il peut concerner n’importe qui. L’âge ou le sexe ne sont pas des facteurs de risque.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?

La réaction à l’altitude est propre à chaque individu. La plupart du temps, le MAM est bénin et se traduit par divers troubles qui surviennent séparément ou associés à d’autres, et ce dès les premières heures du séjour en altitude.

  • maux de tête
  • sensation de fatigue et somnolence
  • essoufflement
  • troubles du sommeil
  • vertiges et troubles de l’équilibre
  • perte d’appétit et troubles digestifs
  • nausées
  • irritabilité
  • diminution du volume des urines

Ces symptômes, fréquents et normaux, disparaissent généralement d’eux-mêmes (ou du moins s’atténuent grandement) après quelques heures en altitude et en ayant recours à des antalgiques (aspirine ou paracétamol).

Dans certains cas, on peut voir apparaître des complications graves : l’œdème pulmonaire (toux, crachats, lèvres bleues, insuffisance respiratoire) ou l’œdème cérébral (maux de tête intenses non soulagés par l’aspirine, vomissements, troubles de la vue, parfois troubles psychiatriques).

Il s’agit alors d’une forme extrême du MAM, et il faut immédiatement réagir

  • en faisant descendre à l’altitude la plus basse et sans délai la personne qui souffre
  • en consultant impérativement un médecin spécialisé

Nous connaissons un cas de crise sévère tous les deux ans environ (il survient en général dès les premiers jours en altitude). Nos équipes de guides et accompagnateurs sont formées à diagnostiquer les œdèmes quand ils surviennent, et à réagir de la façon la plus appropriée.

AVANT LE DEPART

S’entraîner physiquement avant un séjour en altitude ne protège pas du mal de l’altitude, mais est évidemment souhaitable : la pratique du vélo, de la natation ou de la randonnée (si possible en altitude) constituera une bonne préparation.

Consulter votre médecin traitant pour qu’il détecte d’éventuelles carences ou affections. Eventuellement consulter un centre spécialisé dans la médecine de montagne (liste indicative de ces centres en France à télécharger ci-dessous).

Pour un séjour incluant des activités sportives (trekking, andinisme …) au-delà de 3.000 mètres, nous vous demanderons de remplir un questionnaire de santé (à télécharger ci-dessous) : selon les réponses que vous apporterez, nous vous demanderons de présenter un certificat, délivré par un médecin, vous déclarant apte à la pratique d’activités sportives en altitude.

SUR PLACE, ACCLIMATATION INDISPENSABLE

Pour atténuer les effets du MAM, et limiter les risques d’aggravation, deux règles d’or sont à respecter.

  • Commencer doucement

Une semaine en altitude est généralement suffisante pour une bonne acclimatation. Nous veillons particulièrement à ce que nos programmes commencent en douceur, avec, dans les premiers jours, des activités ou excursions peu éprouvantes, à proximité des centres de soin en cas de besoin, tout en ménageant des plages de repos.

  • Monter progressivement

On conseille, au delà de 3.500 mètres, de ne pas monter de plus de 700 mètres d’une nuit à l’autre. Par exemple, en partant de 3.500 mètres, on pourra très bien escalader un col à 4.500 mètres (+1.000 m) à la condition de dormir plus bas, par exemple à 4.000 mètres, la différence d’altitude de ce bivouac par rapport au précédent n’étant alors que de 500 mètres. Tous nos programmes de trekking et andinisme sont conçus pour respecter cette progressivité.

QUELQUES CONSEILS POUR LE SÉJOUR

Les premiers jours:

  • particulièrement les premières 24 heurs, s’efforcer d’économiser ses forces, marcher lentement et avoir une bonne ventilation
  • ne pas faire d’efforts physiques inutiles ou inconsidérés “pour se tester”, même quand on se sent en pleine forme (cela peut favoriser l’apparition du MAM)

Durant un trek ou une ascension

  • éviter les efforts violents (pas de géant, sauter, courir …)
  • ne pas se mettre en surrégime (par exemple en jouant au “dernier arrivé paye un coup”)
  • pour bien dormir, une fois arrivé au bivouac, monter de 200 à 300 mètres sans sac, y rester une heure et redescendre au camp
  • en cas de souffrance (à l’exception des maux de tête soulagés par la prise d’aspirine), il faut arrêter de monter et se reposer
  • si les signes persistent, il faut alors redescendre de 300 à 400 mètres, et ne reprendre la progression que le lendemain si les signes ont disparu ; dans le cas contraire, il faut renoncer à poursuivre le trek ou l’ascension

Toujours bien s’hydrater
Pour éviter la déshydratation (favorisée par la combinaison altitude + soleil + effort), il est primordial de boire beaucoup (3 à 4 litres chaque jour). Ce sera l’occasion d’apprécier le “maté de coca” (infusion de feuilles de coca, boisson typique des Andes), énergétique et réputé excellent pour atténuer les effets de l’altitude.

Durant les treks ou ascensions, il faudra veiller à boire de l’eau minérale ou à purifier l’eau des ruisseaux, sous peine de connaître d’autres désagréments, notamment gastriques.

Toujours bien s’alimenter
Durant le séjour, et particulièrement lors d’un trek ou d’une ascension:

  • manger équilibré (les végétariens peuvent être carencés en fer, ce qui freine la production de globules rouges)
  • prendre un petit déjeuner abondant et complet
  • se ravitailler régulièrement : pour chaque journée en montagne, des vivres de course (barres de céréales, fruits secs, sucres) sont distribués par nos équipes d’accompagnement

Pour votre premier repas en altitude, nous vous conseillons de manger léger et de ne pas consommer d’alcool.

Quels médicaments ?
Si vous suivez un traitement, demandez conseil à votre médecin traitant, il saura vous dire s’il y a des contre-indications à sa prise en altitude, des précautions à prendre, des symptômes dont il faudra guetter l’apparition.

En cas de maux de tête, préférer l’aspirine (qui fluidifie le sang) au paracétamol.

Ne pas prendre de somnifères, qui favorisent les pauses respiratoires pendant le sommeil, ce qui aggrave l’hypoxie (manque d’oxygène).

La question du Diamox®
Le Diamox (acétazolamide) agit en augmentant la réponse ventilatoire au manque d’oxygène. Nous déconseillons d’en prendre préventivement, il vaut mieux privilégier une acclimatation naturelle par une montée progressive en altitude.

Il est à noter par ailleurs que:

  • le Diamox peut provoquer des effets indésirables (perturbation du métabolisme)
  • le Diamox est un diurétique qui risque d’entraîner une déshydratation
  • administré préventivement il rend difficile la détection d’un problème lié à l’altitude

Il peut cependant être utile d’en emporter, et nous recommandons sa prise:

  • en cas de mauvaise acclimatation à l’altitude, notamment s’il y a persistance des maux de tête malgré la prise d’antalgiques
  • en cas d’ascension trop rapide
  • pour le traitement d’œdèmes périphériques (gonflement du visage, des mains, des chevilles, importants au réveil et s’atténuant dans la journée) sans autre signe de MAM

Ne pas refuser le diagnostic
Si on souffre en altitude, c’est le MAM jusqu’à preuve du contraire ! Ne pas se dire qu’on a mal à la tête parce qu’on a marché au soleil sans chapeau, qu’on vomit parce que les œufs de la veille n’étaient pas frais …

Le diagnostic peut être vexant pour un sportif bien entraîné, ou frustrant parce qu’il implique de mettre fin à un trek ou une ascension.

Mais le refuser peut aboutir à une catastrophe.

Il est indispensable d’être sincère avec soi-même et avec les guides et accompagnateurs qui encadrent le trek/l’ascension. Ils ont une grande expérience du terrain, et seront en mesure de dispenser des conseils avisés et de prodiguer les premiers soins si nécessaire. Il leur appartient de prendre la décision de laisser ou non un participant poursuivre un trek ou une ascension.

CONTRE INDICATIONS

Le séjour en altitude, et particulièrement la pratique d’activités sportives (trekking, andinisme) en altitude est fortement contre-indiqué pour les personnes souffrant:

  • d’insuffisance vasculaire
  • d’insuffisance respiratoire chronique
  • d’épilepsie
  • de maladies nécessitant des injections répétées (par exemple diabète insulino – dépendant)
  • de maladies cardiaques non stabilisées
  • de certaines maladies sanguines

Il est également contre-indiqué pour les personnes ayant subi une intervention neurochirurgicale, ou pour les personnes ayant souffert, lors d’un précédent séjour en altitude, d’un œdème cérébral ou pulmonaire.

Les séjours en altitude sont également déconseillés aux femmes enceintes et aux nourrissons (moins de 18 mois).

Retrouvez toutes les prévisions Météo pour la Bolivie : https://www.voyage-bolivie.com/infos/infos-pratiques/climat.htm

Bagages

Pour plus de commodité dans les déplacements, il est conseillé de « voyager léger » et de n’emporter que le strict nécessaire, de la façon la plus compacte possible (un grand sac de voyage et un sac de jour, plus petit).

Pour le trek et l’andinisme, il est impératif de limiter le poids du sac à 15 kg pour éviter de surcharger les porteurs ou les mules.

Information utile si vous envisagez de faire des achats sur place : vous êtes autorisés à embarquer jusqu’à 20 kilos dans l’avion sur la plupart des liaisons régulières transatlantiques (se renseigner auprès des compagnies aériennes pour confirmation de ces conditions sur votre vol). Il est conseillé de souscrire une assurance « perte de bagages ».

Protection des sites

L’équilibre écologique des régions que vous allez traverser est très précaire. La permanence des flux touristiques, même en groupes restreints, le perturbe d’autant plus rapidement.

Dans l’intérêt de tous, chaque participant est responsable de la propreté et de l’état des lieux qu’il traverse et où il campe. La lutte contre la pollution doit être l’affaire de chacun. Même si vous constatez que certains sites sont déjà pollués, vous devez brûler tous vos papiers, Kleenex, boîtes, etc… Votre accompagnateur vous y aidera.

Véhicules

Nous proposons des véhicules tout terrain type Toyota Land-Cruiser châssis long en service privé (sauf si spécifié dans le programme).
La capacité maximale est 5 personnes + conducteur par véhicule. Pour certaines portions de certains circuits (routes asphaltées) et selon la taille du groupe, nous pourrons utiliser une auto classique, un minibus ou un bus (selon la taille du groupe)

Tous les véhicules sont couverts par une assurance

Chauffeurs

Tous nos guides et chauffeurs sont des professionnels du terrain. Nous privilégions la qualité et la sécurité pendant le voyage

Guides

Guides locaux hispanophones. Possibilité de guides bilingues français / anglais avec supplément

Esprit du voyage et modification de trajet

– Les imprévus (retards d’avion / train, pannes, etc…) sont toujours possibles et font partie du voyage
– En fonction de la météo et du désir du groupe, l’itinéraire pourra être modifié. Nous entendons par “”voyage à la carte”” une flexibilité totale par rapport au circuit établi avant le départ
– Une éventuelle décision de changement de programme devra être motivée et acceptée par les membres du groupe
– Certains ajustements tarifaires pourront avoir lieu

Hôtels

– En chambre double avec salle de bain.
– Petit déjeuner compris.
– Sélection effectuée par nos soins. Les hôtels sont donnés à titre indicatif sous réserve de disponibilité au moment de la réservation du circuit
– En cas d’indisponibilité, un hôtel de même catégorie sera proposé
– Attention, à catégorie identique, la qualité des hôtels en Bolivie est fréquemment moindre que celle rencontrée en Europe

Bivouac

– Tentes Doite 2/3 places pour 2 personnes (tentes de montagne). Tente mess pour les randonnées
– Pas de tentes toilettes.

Repas

– Cuisine locale
– Nourriture copieuse et variée de la région dans laquelle nous voyageons
– Dans les villes, les repas seront pris dans des restaurants traditionnels, sous forme de menu ou buffet
– Repas froids à midi lors des longs trajets
– Repas chauds le soir quel que soit l’endroit

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